La deuxième séance
Voici la deuxième des séances d'al-'Urwa al-Wuthqa. Elle porte sur la racine de la religion, l'attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu, et montre, preuves à l'appui, en quoi cette racine, dont la rup
Louange à Dieu, qui n'a jamais cessé d'être l'Omniscient, le Sage ; que Dieu prie sur Muhammad, lui accorde la paix et le bénisse, lui que son Seigneur a envoyé aux hommes en annonciateur et en avertisseur, ainsi que sur la famille de Muhammad et sur ses Compagnons, et qu'Il leur accorde un abondant salut.
Voici la deuxième des séances d'al-'Urwa al-Wuthqa, « l'Anse la plus solide ». Un frère m'a suggéré de prendre la parole dans les circonstances que nous traversons aujourd'hui, « après la révolution », puisque les questions islamiques sont désormais sur la table et soumises au débat. Il m'a donc proposé de parler de la racine de la religion, « la racine de la croyance ».
Lors de notre dernière rencontre, en guise d'introduction, nous avons évoqué une fracture déplorable, qui mérite véritablement le nom de « foi sans appartenance ».
Autrement dit, si l'on met sa foi elle-même à l'épreuve, il la défendra, car il lui appartient. Mais si on lui demande d'appliquer les prescriptions de l'islam, ou certaines d'entre elles, il se peut fort bien qu'il les rejette, ou qu'il les discute et les conteste.
« Le Cheikh a ici repris l'histoire qu'il avait rapportée lors de la rencontre précédente, à propos du sondage mené en Tunisie par certains organismes spécialisés. »
Et pourtant, si vous interrogez ces mêmes personnes sur une question – la charia, par exemple, le fait de gouverner selon la charia, et ainsi de suite –, vous en trouverez qui discutent avec vous et proposent que nous composions quelques années avec la démocratie, jusqu'à parvenir au stade de l'application de la loi de Dieu,
et vous les verrez rejeter tout discours contraire. Et si nous parlons de certaines prescriptions de l'islam, vous le voyez reculer devant elles, et peut-être même les contester…
Nous avons rappelé la dernière fois que notre Seigneur, qu'Il soit glorifié et exalté, a dit : « Ou bien étiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob et qu'il dit à ses fils : “Qu'adorerez-vous après moi ?” »
Nous avons dit que Jacob, sur lui la paix, lui-même prophète de Dieu, Puissant et Majestueux, s'adressait à des prophètes de Dieu : son fils, notre maître Joseph, sur lui la paix, et les Tribus. Certains savants tiennent que les Tribus étaient des prophètes, et qu'il s'agissait des fils de notre maître Jacob, sur lui la paix, et des frères de notre maître Joseph ; d'autres disent qu'ils étaient leurs descendants.
Ce qu'il faut retenir, c'est que ce sont là des figures d'une stature immense, et que pourtant leur père leur prodigue ses conseils. Ibn Kathir, que Dieu lui fasse miséricorde, rapporte dans al-Bidaya wa'l-Nihaya que Jacob, sur lui la paix, recommanda la sincérité à ses fils. Cette sincérité, c'est l'islam : adorer Dieu, Puissant et Majestueux, d'un culte sincère, sans rien Lui associer. Et il leur fit prendre sur cela un engagement solennel.
- Pourquoi avons-nous cité ce verset précisément ici ? Parce que l'œuvre des prophètes consiste à appeler les hommes à Dieu. Le fondement même de leur œuvre, sur eux tous la paix, est d'appeler les gens, « d'avertir et d'annoncer la bonne nouvelle ». Il en va de même du tawhid, mes frères. Comme l'a dit le Messager, l'islam s'effacera comme s'efface la broderie d'un vêtement, jusqu'à ce que plus personne ne sache ce que sont la prière, le jeûne, la zakat ou le pèlerinage.
- Quand un vêtement coloré vieillit, ses couleurs se fondent les unes dans les autres, et l'on ne distingue plus ce qui était vert de ce qui était bleu, ni ce qui était noir et a tourné au gris,
car les couleurs ne se distinguent plus. Voilà ce qui arrive à l'islam, et ce qui continuera d'arriver, au point que l'on croirait certains piliers de l'islam purement et simplement disparus !
Vous dites à un homme : « La prière », et il vous répond : « Je ne sais pas ce qu'est la prière. » Les gens en sont arrivés là.
Il en va de même du tawhid : le shirk s'y insinue tandis que l'homme s'imagine se rapprocher ainsi de Dieu,
tout comme Dieu, Puissant et Majestueux, nous rapporte des mécréants d'autrefois qu'ils disaient : « Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent de Dieu. »
Il faut donc revenir sur cette question capitale, d'autant qu'Ibn al-Qayyim, que Dieu lui fasse miséricorde, tient un propos d'une grande gravité : « Le tawhid est la plus pure et la plus limpide des choses, et la moindre chose le trouble ; toute impureté qui y pénètre le ternit d'autant. »
Il est des choses qui ruinent entièrement le tawhid, et d'autres qui n'en ruinent qu'une partie.
Mais la racine de la religion, je vous le dis, ne souffre aucune diminution. Comme le dit Ibn Rajab, que Dieu lui fasse miséricorde : « Le nom d'islam ne se trouve pas diminué par la commission d'un interdit ou l'abandon d'une obligation ; il tombe au contraire tout entier, d'un seul coup »,
c'est-à-dire qu'il tombe lorsqu'on verse dans le shirk majeur, Dieu nous en préserve,
et le nom d'islam lui est alors entièrement retiré.
Méditez donc ce point capital : la racine de la religion n'est pas la même chose que les fondements de la religion. Autrement dit, la racine de la religion
c'est « il n'y a de dieu que Dieu », comme je vais vous l'expliquer.
« L'attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu constitue le cadre général de l'islam. »
Si donc quelqu'un rompt cette attestation, il sort du cadre général de l'islam, comme nous le verrons. Mais lorsque les savants disent
qu'un tel est tombé dans ceci ou cela, il conserve malgré tout la racine de la religion.
Les fondements de la religion, en revanche, sont tout ce qui découle nécessairement de « il n'y a de dieu que Dieu ».
Soyez attentifs aux preuves, car, par la grâce et la miséricorde de Dieu, Puissant et Majestueux, nous apportons une preuve pour chaque point, puisque nous parlons de la croyance touchant aux fondements de l'islam. Comme nous l'avons dit, l'islam est semblable à un arbre. Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya, que Dieu lui fasse miséricorde, l'a affirmé en commentant la parole de Dieu, Puissant et Majestueux : « Dieu propose en parabole une bonne parole, pareille à un bel arbre. »
Les racines de cet arbre représentent la racine de la religion : ce sont les racines plantées dans la terre ; arrachez-les, et il n'y a plus d'arbre. Vient ensuite le tronc, qui figure les obligations de la religion ; arrachez-le, et l'arbre s'en trouve amoindri, mais il demeure debout. La foi, elle aussi, peut tomber lorsqu'on verse dans certaines choses touchant à la foi, mais ce que je veux dire ici, c'est que le tronc figure les obligations de la religion.
Les fruits de l'arbre sont les actes recommandés de la religion. Il y a donc des degrés. Lorsque nous en viendrons, si Dieu le veut, aux questions manifestes et aux questions cachées, les preuves vous montreront comment ces questions se classent. Les questions de l'islam ne sont pas toutes de même nature. Non : il y a des questions qui relèvent du shirk majeur et d'autres du shirk mineur, des questions manifestes et des questions cachées.
Voilà donc à quoi ressemble la racine de la religion : ce sont les racines plantées dans la terre.
Les fondements de la religion, en revanche, sont ce qui en découle nécessairement.
Ibn Rajab, que Dieu lui fasse miséricorde, dit dans son précieux ouvrage – et je vous recommande ce livre, car c'est une œuvre de grande valeur. Ibn Rajab, que Dieu lui fasse miséricorde, était un savant pieux, profondément enraciné dans la science, et un disciple d'Ibn al-Qayyim, que Dieu leur fasse miséricorde à tous deux.
Ibn Rajab, que Dieu lui fasse miséricorde, a relevé, dans son commentaire du hadith :
« Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils attestent qu'il n'y a de dieu que Dieu »
que le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, se contentait des deux attestations de quiconque venait à lui en voulant embrasser l'islam. Par elles seules, il tenait son sang pour inviolable et le comptait parmi les musulmans.
Vous trouverez le commentaire de ce hadith parmi les cinquante hadiths étudiés dans le livre d'Ibn Rajab intitulé Jami' al-'Ulum wa'l-Hikam.
Mais remarquez ce qu'il dit, que Dieu lui fasse miséricorde : quiconque délaisse les deux attestations est sorti de l'islam. Je vais ici vous montrer, preuve à l'appui, qu'il y a une différence entre la racine et les fondements.
Puis il ajoute que la foi aux messagers implique la foi en tout ce qu'ils ont annoncé. Cela comprend la foi en la résurrection et au relèvement des morts, aux attributs de Dieu, et au Jour dernier avec son Pont, sa Balance, le Paradis et l'Enfer, et ainsi de suite.
Notez donc qu'il y a une différence entre le texte précédent, tiré du hadith de Gabriel, sur lui la paix, et le premier texte, tiré du commentaire du hadith « Il m'a été ordonné de combattre les gens ».
Il a dit :
« La foi aux messagers implique… » Soyez attentifs aux termes que choisissent les savants.
Si vous voulez savoir la différence entre la foi au Jour dernier et la foi aux messagers :
la foi aux messagers implique de les croire en tout ce qu'ils ont apporté, y compris la foi en la résurrection.
Cela vient donc au second rang.
Mais lorsque je parle de l'attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu, il en va autrement. Dans le hadith de Gabriel, lorsqu'on interrogea le Prophète sur la foi, il répondit : « Que tu croies en Dieu, en Ses anges, en Ses livres et en Ses messagers »,
et lorsqu'il parla de l'islam, il dit : « L'attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu. » C'est là, a dit Ibn Rajab, la grande racine.
Si Dieu le veut, je vous transmettrai des citations établissant que c'est bien là la racine de la religion. Et quelle en est la preuve ?
Mais je tiens à vous dire qu'Ibn Rajab a poursuivi ainsi : c'est là la grande racine, et quiconque délaisse les deux attestations est sorti de l'islam.
Ce qui en découle nécessairement, c'est ceci : « la foi en Dieu, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et au Jour dernier… » Voilà pourquoi les savants les ont appelés les fondements de la religion.
L'imam al-Juwayni, que Dieu lui fasse miséricorde, dit dans al-Waraqat : « On ne saurait dire que tout mujtahid dans les fondements atteint la vérité, car cela reviendrait à donner raison aux gens de l'égarement. »
C'est un principe de la jurisprudence qu'un mujtahid peut exercer son propre jugement dans les branches du droit. Dans les branches, tantôt il voit juste, tantôt il se trompe ; celui qui se trompe reçoit une récompense, et celui qui voit juste en reçoit deux.
Comme le dit le hadith bien connu : « Lorsque le juge exerce son jugement et voit juste, il a deux récompenses ; et s'il se trompe, il a une récompense. »
Cette unique récompense est celle de l'effort
et de la peine ; la récompense de la justesse, il ne la reçoit pas.
Mais dans les fondements de la religion, il n'y a point de place pour l'ijtihad. Nul ne peut exercer son jugement et proclamer : « J'ai conclu qu'il est permis d'adorer une autre divinité à côté de Dieu. »
C'est pourquoi les savants distinguent deux sortes de questions. Dans les unes, le savant exerce son jugement, voit juste ou se trompe, et il est excusé. Dans les autres, son erreur n'est pas excusée. Retenez bien ce point. Al-Shawkani le dit dans Irshad al-Fuhul, al-Nawawi le dit dans son commentaire de Sahih Muslim, et d'autres le disent aussi.
Al-Maridini, dans son commentaire al-Anjum al-Zahirat 'ala Hall Alfaz al-Waraqat, rapporte de 'Ubayd Allah ibn al-Hasan al-'Anbari que l'ijtihad dans les fondements de la religion est permis. Puis il dit : « Le sens apparent de son propos, formulé sans restriction, est qu'il ne visait que les divergences entre les gens de la qibla, telle la controverse entre ash'arites et mu'tazilites sur les actes humains et sur la vision de Dieu, exalté soit-Il, dans l'au-delà. »
Remarquez sa formulation : 'Ubayd Allah ibn al-Hasan al-'Anbari tenait l'ijtihad dans les fondements pour permis.
En parlant des fondements de la religion, il entendait les questions sur lesquelles les Ahl al-Sunna ont disputé avec les sectes, ainsi que celles qui ont surgi entre les sectes elles-mêmes : « les mu'tazilites, les ash'arites, les jahmites et les murji'ites ». Le cadi 'Iyad, que Dieu lui fasse miséricorde, dit dans al-Shifa que les savants n'ont divergé que sur le jugement à porter sur eux. Ils ont divergé sur la manière de juger les sectes, et il y a eu débat entre eux ; certains se sont prononcés en termes généraux, d'autres autrement. Cela, a-t-il dit, tient à ce que ces sectes conservent la racine de la religion.
Voyez-vous maintenant la différence, qu'il y a une racine et qu'il y a des fondements ? Ce sont ces fondements dont parle al-Shawkani, que Dieu lui fasse miséricorde, dans Irshad al-Fuhul, lorsqu'il dit : « On a rapporté d'al-Shafi'i que quiconque exerce l'ijtihad dans ces fondements et se trompe est mécréant. »
Il poursuit : « Et l'on rapporte de ses disciples qu'ils ont dit qu'il entendait par là l'ingratitude envers les bienfaits, non la mécréance qui fait sortir de la religion. » Il entendait l'ingratitude parce que, comme nous le verrons, si Dieu le veut, ce sont là des questions aux chemins obscurs, où les mots se pressent et les compréhensions se bousculent, et ainsi de suite. Les savants ont donc qualifié ces gens d'innovateurs et dit qu'ils suivaient une innovation, mais ils ne les ont pas déclarés mécréants. C'est pourquoi Ibn Taymiyya dit que le takfir de ces groupes a été prononcé en termes généraux, et que les savants n'ont pas déclaré mécréants leurs membres pris individuellement.
Il est des questions cachées, des questions aux chemins obscurs, où surgissent la difficulté et le doute, et en celles-ci l'on ne porte pas de jugement sur celui qui les soutient. Mais pour la racine de la religion, il en va autrement : quiconque rompt « il n'y a de dieu que Dieu » est mécréant. Retenez-le bien, car c'est là la différence entre la racine de la religion et les fondements de la religion.
Notez que l'ash'arisme d'aujourd'hui n'est pas l'ash'arisme d'autrefois. Quand je vous parle des ash'arites d'aujourd'hui, votre esprit se tournera peut-être vers al-Nawawi, al-Qurtubi, Abu Bakr ibn al-'Arabi al-Maliki, Ibn Hajar al-'Asqalani et d'autres grands hommes éminents de leur trempe,
mais les ash'arites d'aujourd'hui sont des soufis, à la différence des ash'arites d'hier. Les ash'arites d'hier interprétaient les attributs divins de manière figurée, et ainsi de suite.
Notez donc qu'il y a les premiers ash'arites, et il y a les « ash'arites efféminés », comme les a appelés al-Harawi, que Dieu lui fasse miséricorde, parce qu'ils s'accordent avec les mu'tazilites dans l'ensemble et dans certains détails aussi. Les premiers ash'arites ne divergeaient que sur certains attributs particuliers, qu'ils interprétaient de manière figurée, et de grands imams comptaient parmi eux. Ibn Taymiyya, que Dieu lui fasse miséricorde, dit d'eux : « Les ash'arites sont les Ahl al-Sunna dans les contrées où l'innovation dominante est semblable à celle des rafidites. » Il y eut pourtant entre eux des débats, comme celui qui opposa Ibn Taymiyya à Ibn al-Zamlakani, Ibn Makhluf, al-Hindi et Ibn al-Wakil lors de la fameuse disputation sur al-'Aqida al-Wasitiyya. Je veux attirer votre attention sur la manière dont une innovation évolue, comme ce fut le cas du chiisme. Les chiites d'autrefois tenaient Abu Bakr et 'Umar, que Dieu soit satisfait d'eux, en la plus haute estime, même si un chiite disait : « Je diverge au sujet de 'Uthman et de 'Ali, que Dieu soit satisfait d'eux. » Leur différend avec les Ahl al-Sunna wa'l-Jama'a portait sur le fait que 'Ali, que Dieu soit satisfait de lui, avait plus de titres au califat que 'Uthman, que Dieu soit satisfait de lui. Mais la question chiite a évolué jusqu'à aboutir au rejet pur et simple, et voilà qu'ils injurient Dieu, Puissant et Majestueux.
Un tel homme rejette le Coran, prétendant qu'il est resté incomplet. Ce sont eux dont al-Bukhari, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : « Je mangerais plutôt la bête égorgée par un juif ou un chrétien que celle égorgée par un rafidite. » Car Dieu, Puissant et Majestueux, a rendu licite la viande égorgée par les gens du Livre, mais Il n'a pas rendu licite celle des rafidites, parce qu'ils sont mécréants.
Nous en viendrons plus tard à la question du commun des gens et des savants, à la fatwa d'Ibn Taymiyya, et ainsi de suite. Mais je tiens à vous dire qu'il y a une différence entre les ash'arites d'aujourd'hui et les premiers ash'arites. Beaucoup d'ash'arites d'aujourd'hui, sans que ce soit le cas de tous, s'adonnent au culte des tombes. Ils visitent les tombeaux pour implorer le secours des morts qui y reposent, disant par exemple à l'occupant d'une tombe : « Pardonne-moi mon péché ! »
La chose a donc changé. Autrefois, l'homme recherchait la bénédiction du lieu ; aujourd'hui, il s'agit de demander l'intercession et d'implorer à grands cris le secours des morts.
Les savants en ont traité sous le chapitre de l'innovation, et ainsi de suite.
Lors de leur célébration de la naissance du Prophète, sur lui la prière et la paix, leurs notables se réunissaient, suiveurs et suivis confondus. Puis le chef de leur confrérie se levait et disait : « Al-Sayyid al-Badawi, le vénéré, qui répond quand on l'appelle sur terre comme sur mer ! » Et ils disent que l'univers est gouverné par quatre personnes !
Al-Sayyid al-Badawi est l'un des quatre. L'ash'arisme d'aujourd'hui a donc évolué, comme l'ont fait les jahmites : il y eut d'abord des jahmites, qui devinrent ensuite adeptes de l'inhabitation et de l'union divines, puis soufis. Ce sont là les gens dont ont parlé le cheikh Sulayman ibn Sahman et d'autres imams de la da'wa najdie, que Dieu leur fasse miséricorde.
Nous nous arrêterons ici, si Dieu le veut. Souvenez-vous qu'il y a une différence entre la racine de la religion et les fondements de la religion, et que notre propos porte sur les fondements de la religion.
Nous demandons à Dieu, Puissant et Majestueux, de faire de nous et de vous de ceux qui répondent lorsqu'on les appelle, s'abstiennent lorsqu'on le leur interdit, gardent à l'esprit leur demeure dernière, et guident ainsi leur âme dans le droit chemin. Je dis ces paroles qui sont miennes et implore le pardon de Dieu, le Tout-Puissant, pour moi-même et pour vous. Que Dieu prie sur notre maître Muhammad, lui accorde la paix et le bénisse, et louange à Dieu, Seigneur des mondes.
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À propos de l’auteur
Cheikh Samir Moustafa, de son nom complet Abou Abd al-Rahman Samir ibn Moustafa al-Souyouti, est un prédicateur islamique égyptien né dans le gouvernorat d'Assiout en 1976 ; il a grandi et vécu la majeure partie de sa vie dans la ville de Helwan, au gouvernorat du Caire.Les origines et la quête du savoirLes études religieuses : il s'est consacré à l'étude des sciences religieuses dès sa jeunesse et a reçu l'enseignement de plusieurs grands cheikhs et savants d'Égypte.Ses principaux maîtres : il a étudié auprès du cheikh Hassan Abou al-Achbal al-Zouhayri, du cheikh Abou Ishaq al-Houwayni et du cheikh Mohammed Abd al-Maqsoud, et il fut un proche et un disciple assidu du cheikh Mohammed Hussein Yacoub.L'activité de prédication et d'enseignementLes prêches et les conférences : connu pour son style oratoire touchant et proche des jeunes, il a prononcé des centaines de prêches et de cours dans les mosquées du Caire, de Guizeh et de plusieurs autres gouvernorats égyptiens.Ses centres d'intérêt scientifiques : il a axé sa prédication sur l'édification d'une croyance juste, sur l'enseignement de la biographie du Prophète et de l'histoire islamique, ainsi que sur l'éducation des âmes.Ses principales séries et publications : il a donné de nombreuses séries et de nombreux cours enregistrés célèbres, parmi lesquels la série « Les grandes batailles de l'islam », la série « L'exégèse des sourates brèves » et « Les histoires des prophètes », outre la supervision de quelques ouvrages et opuscules de prédication.L'arrestationLa détention : son activité de prédication sur le terrain s'est interrompue après son arrestation en 2017, alors qu'il s'apprêtait à partir accomplir les rites de la Omra ; il demeure incarcéré depuis lors.
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